Le secteur de la mobilité continue sa période de transformation intense, marquée par des annonces stratégiques dans l’industrie automobile, un intérêt croissant pour le vélo, et des débats politiques et budgétaires autour des transports en commun. 

L’actualité de l’industrie automobile est marquée par des dynamiques contrastées.

D’un côté, on observe une montée en gamme et le souci du design dans l’électrique, illustrée par la révélation des premiers détails du premier modèle 100% électrique de Ferrari. Baptisée « Luce », cette voiture se distingue notamment par son intérieur inspiré par Apple.

De l’autre, l’offensive électrique n’est pas uniforme. Alors que Hyundai annonce une nouvelle stratégie axée sur les véhicules électriques et hybrides, Nissan réajuste son approche. Pour des raisons de rentabilité, le constructeur japonais ralentit sa priorité sur le tout électrique au profit des hybrides rechargeables (PHEV) et des électriques à autonomie prolongée (EREV).

En parallèle de ces évolutions technologiques et stratégiques, un constat de l’Insee met en lumière une réalité sociale importante : l’industrie automobile française a perdu un tiers de ses effectifs entre 2010 et 2023.

Le vélo confirme son statut de mode de transport essentiel, soulignant ses nombreux avantages. Le vélo à assistance électrique est particulièrement mis en lumière comme un facteur clé du bien-être mental des seniors. En matière d’infrastructures, la France se distingue, se hissant sur le podium des pays ayant le plus amélioré leurs aménagements cyclables. Enfin, l’engagement de TotalEnergies, qui encourage ses employés à pratiquer le vélotaf, illustre l’intégration croissante du vélo dans l’environnement professionnel.

À l’approche des municipales de 2026, les transports en commun constituent un enjeu politique majeur. L’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF) a interpellé les candidats avec un manifeste. Elle défend l’idée d’un « choc d’offre » (avec plus de fréquences et de dessertes) plutôt que la gratuité, soulignant également l’urgence de renforcer la sécurité et d’optimiser la gestion de la voirie.

Sur le plan budgétaire, le projet de loi-cadre sur les transports prévoit un transfert de l’effort de financement des transports vers les collectivités locales.

Enfin, la sécurité urbaine dans les transports fait l’objet de discussions, avec notamment la suggestion de créer une police métropolitaine des transports, une idée soulevée à Rennes.

Autrement dit, la mobilité est en pleine mutation. L’automobile s’ajuste entre luxe électrique et stratégies généralistes contrastées, entraînant des restructurations sociales. Parallèlement, le vélo s’impose pour le bien-être et grâce à ses infrastructures améliorées. Enfin, les transports en commun sont au cœur des enjeux politiques (municipales 2026), entre financement et sécurité urbaine.