Après avoir sélectionné les journalistes et médias pertinents à contacter pour traiter de votre sujet, il faut savoir adapter son angle. Média B2B ou média B2C, les informations, le ton et l’objectif sont différents car l’intérêt des journalistes n’est pas le même. Selon qu’on s’adresse à Flottes Automobiles (coûts, TCO) ou au Parisien (praticité, pouvoir d’achat), il faut connaître les audiences et les objectifs de chacun.
Ne pas diffuser les bonnes informations à un média risque de rendre le sujet nettement moins intéressant. Pour un journaliste de la presse généraliste, les micro-détails techniques du fonctionnement d’une machine n’ont aucune importance. En revanche, les résultats au point de vue sociétal ou financier sont à mentionner. Se tromper d’angle, c’est prendre le risque de ne jamais voir son information diffusée, et de perdre en crédibilité en passant pour quelqu’un qui ne travaille pas assez sa stratégie.
Il faut donc adapter son angle à chaque média, selon l’orientation de la rédaction, les journalistes et l’audience.


Le prisme B2B : rentabilité, TCO et pragmatisme opérationnel
Quand vous écrivez à un média B2B (comme Flottes Automobiles ou L’Automobile & L’Entreprise), vous parlez à des experts qui s’adressent à des décideurs. Le journaliste ne cherche pas une belle histoire de trottinette en libre-service, il cherche à comprendre comment votre solution résout un problème, optimise les coûts ou répond à une contrainte réglementaire (comme la mise en conformité LOM ou les ZFE).
Ici, le mot d’ordre est le pragmatisme. Votre pitch doit aller droit au but en mettant en avant des indicateurs clés de performance (KPI) :
- Le TCO (Total Cost of Ownership) : combien le gestionnaire de flotte va-t-il réellement économiser ?
- La fiscalité : quel est l’impact sur la TVS ou les avantages en nature ?
- La productivité : est-ce que cela réduit le temps de recharge des véhicules ou fluidifie les trajets des collaborateurs ?
Le ton à adopter : factuel, technique et analytique. Bannissez le jargon marketing et remplacez-le par des chiffres certifiés et des retours d’expérience clients concrets.
Le prisme B2C : pouvoir d’achat, quotidien et impact sociétal
À l’inverse, le journaliste grand public (au Parisien, sur France 2 ou au Monde ) s’intéresse aux solutions qui changent la vie de ses lecteurs. Il se fiche de savoir que votre algorithme optimise les flux logistiques de 12 %. Ce qu’il veut savoir, c’est si cela va rendre le trajet domicile-travail moins stressant, moins cher ou plus écologique.
Pour le B2C, votre pitch doit être visuel, incarné et proche du quotidien. Le lecteur doit pouvoir s’identifier. Axez votre angle sur :
- Le pouvoir d’achat : est-ce que cette alternative à la voiture individuelle permet d’économiser ?
- L’expérience utilisateur : est-ce simple d’utilisation pour une famille ou un senior ?
- La tendance sociétale : en quoi cela répond-il à une tendance de comportement ?
Le ton à adopter : pédagogique, humain et narratif. Racontez une histoire, utilisez des analogies simples et facilitez le travail du journaliste en lui proposant des témoignages d’utilisateurs réels prêts à être interviewés.


L’art du sur-mesure pour maximiser vos retombées
En clair, un bon sujet de mobilité n’est jamais figé. Prenons l’exemple du lancement d’une nouvelle borne de recharge ultra-rapide. Au média B2B, vous pitcherez la réduction du temps d’immobilisation des véhicules de livraison et le ROI pour les entreprises de logistique. Au média B2C, vous pitcherez la fin de « l’angoisse de la panne » pour les familles qui partent en vacances sur l’autoroute.
Personnaliser son approche prend du temps, mais c’est le seul moyen de transformer un communiqué de presse standard en une exclusivité attrayante. Les journalistes reçoivent des centaines de mails par jour ; celui qui fait l’effort de mâcher le travail en proposant le bon angle aura toujours une longueur d’avance.
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