Avant, une entreprise cherchait à apparaître en première page de Google. Aujourd’hui, elle doit aussi se demander : que répond une IA lorsqu’un utilisateur lui demande des informations ?
ChatGPT, Gemini, Perplexity et les nouveaux moteurs de recherche dopés à l’intelligence artificielle changent progressivement nos habitudes. Plutôt que de parcourir plusieurs liens, les internautes obtiennent directement une réponse synthétisée à leur question.
C’est dans ce contexte qu’apparaît le GEO : Generative Engine Optimization. Et cette nouvelle façon de rechercher l’information donne aux relations presse un rôle supplémentaire : contribuer à faire exister une marque dans l’écosystème utilisé par les IA.
Sommaire
Le GEO, c’est quoi ?
Le GEO regroupe les pratiques visant à améliorer la visibilité d’une entreprise dans les réponses générées par les outils d’intelligence artificielle. L’objectif n’est donc plus uniquement d’être bien positionné sur Google. Il s’agit aussi d’être identifié comme un acteur pertinent lorsqu’un utilisateur pose une question à une IA.
Par exemple : « Quels sont les acteurs français de la recharge électrique ? » ou « Quelles entreprises innovent dans les nouvelles mobilités ? »
Pour apparaître dans ce type de réponse, le site d’une entreprise ne suffit pas toujours.


Pourquoi les relations presse ont-elles un rôle à jouer ?
Les IA s’appuient sur une multitude de sources pour construire leurs réponses : sites internet, contenus spécialisés, bases de données, mais aussi articles de presse et publications éditoriales.
Une entreprise citée dans des médias reconnus multiplie donc les points de contact qui permettent de documenter son activité et son expertise.
Une interview, un article de fond ou une citation dans un média spécialisé ne touchent donc plus uniquement les lecteurs de ce média. Ces contenus participent aussi à construire la présence numérique et éditoriale de l’entreprise.
Toutefois une retombée presse ne garantit pas une mention dans un outil d’intelligence artificielle. Les sources utilisées varient selon les moteurs, les requêtes et le moment de la recherche.
Ne plus chercher uniquement la visibilité, mais l’expertise
C’est probablement le principal changement pour les relations presse.
L’enjeu n’est plus de multiplier les mentions d’une entreprise. Il est de construire progressivement une expertise identifiable sur des sujets précis.
Dans la mobilité, une entreprise qui intervient régulièrement sur la recharge électrique, l’électrification des flottes ou les nouvelles mobilités peut progressivement être associée à ces thématiques.
Les interviews de dirigeants, les tribunes, les études, les données exclusives ou les prises de parole d’experts deviennent alors particulièrement intéressantes.
Plus une entreprise apporte de la matière sur un sujet, plus elle construit un territoire d’expertise identifiable.


GEO : les bonnes pratiques à adopter en RP
Pas besoin de révolutionner sa stratégie de relations presse. Quelques réflexes peuvent cependant renforcer sa visibilité :
- identifier les sujets sur lesquels l’entreprise veut devenir une référence ;
- privilégier les médias reconnus et spécialisés ;
- proposer des contenus avec des données ;
- faire émerger les dirigeants comme experts de leur secteur ;
- multiplier les prises de parole cohérentes dans le temps ;
- suivre régulièrement la manière dont l’entreprise est citée ou présentée par les IA.
L’objectif est simple : ne pas seulement parler de son entreprise, mais devenir une source d’information crédible sur son marché.
SEO, RP, GEO : trois leviers complémentaires
Le GEO ne remplace ni le SEO ni les relations presse.
- Le SEO travaille la visibilité dans les moteurs de recherche.
- Les relations presse construisent la notoriété, la crédibilité et l’expertise.
- Le GEO ajoute un nouvel enjeu : être identifiable dans les réponses générées par l’IA.
Ces trois approches se rejoignent autour d’un même principe : produire des contenus utiles, crédibles et suffisamment riches pour être compris, référencés et repris.
Les relations presse à l’ère de l’IA
L’arrivée des moteurs génératifs change donc la manière de penser la visibilité d’une entreprise.
Une marque ne doit plus seulement se demander « Comment être visible sur Google ? », mais aussi « Sur quels sujets voulons-nous être identifiés comme une référence ? »
Et c’est précisément là que les relations presse conservent toute leur valeur.
Car avant même de chercher à être visible dans une réponse générée par l’IA, il faut avoir quelque chose de pertinent à raconter, des preuves à apporter et une expertise à faire reconnaître.
Le GEO ne signe donc pas la fin des relations presse. Il leur ouvre un nouveau terrain de jeu.
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